QUI SUIS-JE ?


 

Je vous rassure, en attirant votre attention sur le fait que la méditation proposée est entièrement laïque, bien que basée sur des techniques ancestrales asiatiques qui ont fait leurs preuves. Nul besoin de se concentrer sur une statue du Bouddha, de Krishna ou je ne sais quoi encore… Vous pouvez, tout comme moi, lors de ma première méditation, vous concentrer sur une orange (qui, un jour d’été en 1997 en Bourgogne, fut notre dessert).

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Je ne vais pas vous donner la même réponse qu'un moine, Bodhidharma, donna au Moyen Âge, à la question : « Qui es-tu ? » à l'empereur. En effet, la réponse Zen « Je ne sais pas » sera peu satisfaisante, car sans doute un peu trop approfondie et incompréhensible au profane.  Et pourtant, il y a là, un brin de vérité dans cette réponse qui nous évoque les écrits de Platon, attribués à Socrate : « Connais-toi, toi-même, et tu connaîtras le monde et les dieux… ».

Durant nos méditations, nous ne tutoierons peut-être pas les dieux, mais elles contribueront fortement à nous connaître nous-mêmes, résultat que peu de gens sont en mesure d'afficher. Résultat qui nous permet de lâcher le stress, de ne plus supporter nos angoisses, nos dépressions. Bref, de ne plus être la victime de nos propres émotions, de notre perception complètement faussée de la réalité, avec les conséquences qui en découlent (voir LA MÉDITATION). De ne plus être la victime de nous-mêmes.

Nous connaître nous-mêmes, c’est surtout connaître notre propre fonctionnement individuel et pouvoir l’influencer, voire le contrôler, le maîtriser… 

Rakusu – vêtement porté par les moines Zen

Quant à moi, je suis, comme nombre de pratiquants de la méditation, passé par le Bouddhisme (les premières 15 années les traditions tibétaines (pour les connaisseurs : Gelugpa et Kagyu), ensuite Viphassana (dont un extrait sert de tronc pour la méditation Pleine Conscience "MBSR" de John Kabatt-Zinn), avant que je n'intègre le Zen de Thich Naht Hanh et finalement le Sôto (Deshimaru), où je confirme ma première ordination par celle du moine en 2015.

Rakusu – vêtement porté par le moine Zen. Ici le mien.

Un chemin qui a connu de multiples séjours, parfois de longue durée, dans des centres et monastères tibétains ou Zen en France comme en Inde. Un peu à l'instar de l'alchimiste qui, au bout de ses périples, constate que ce qu'il cherchait était en réalité (en) lui-même. Ici, je dois ajouter que souvent aussi, le chemin – très formateur – fait partie du but. Dans ce cas précis, il faut quelqu'un qui nous montre ce fameux chemin vers nous-mêmes. Chemin dont on ne peut que nous indiquer, décrire, car chacun doit le parcourir, l'expérimenter, le vivre par lui-même, bien sûr… L’expérience étant un éclairage qui n’éclaire que son porteur.

Où commence-t-il, le chemin ? On entend souvent la réponse : "Sous notre pied". Elle fait sourire, mais après réflexion, on constate que c'est bien ça… (voir : Notions utiles)

En tout cas, les séjours ont toujours été riches et je ne les regrette aucunement… Bien au contraire, je les continue. Nous n'avons jamais fini d'apprendre, n'est-ce pas ? Souvent aussi, j'ai le plaisir de croiser des personnes avec qui je partage les mêmes souvenirs, parfois même je les ai déjà rencontrées ici ou ailleurs, dans un monastère en France, un centre en Inde. C’est un cercle, une communauté, une sangha qui dépasse largement un lieu, une école/tradition, un pays, un continent….


Des études (très) « tardives » en psychologie (faculté de Toulouse) complètent l'ensemble et me sont souvent très utiles lors de certaines séances, notamment celles où nous abordons les pensées, les émotions, les angoisses, les déprimes, le stress, comme aussi les névroses.

La méditation asiatique (bouddhiste, hindouiste, taoïste), voire soufie, confirme souvent la psychologie occidentale, même si cette dernière nous éclaire de manière plus sobre, empirique, se limitant aux aspects intellectuels, pathologiques.

Si cette psychologie occidentale confirme au départ la vue bouddhiste, cette dernière la laisse rapidement derrière elle. L'introspection méditative est d'un caractère plus « intuitif », ou comme nous disons « direct » et nous mène bien plus loin encore.

Quant au « yogi » débutant, celui-ci pourra commencer à se renseigner sur la méditation par la littérature. Mais à ce stade, elle lui restera toujours théorique. Il ne saura jamais ce qui est, et peut apporter, la méditation, tant qu’il ne sera pas accompagné, initié. Il ne s’agit pas de s’asseoir et d'écouter de la musique douce, ou d’écouter les oiseaux, "l’esprit vidé", vidé en réalité de rien. Dans le meilleur des cas, la littérature lui permettra d’acquérir une certaine compréhension intellectuelle, sans réalisation aucune. Alors que ce sont l’expérience et la réalisation qui sont recherchées, car transformatrices. Raison, qu’elle exige un certain investissement en effort et régularité.

Il est d’ailleurs fortement déconseillé de commencer la méditation tout(e) seul(e) – (voir contre-indications).


Pour aller plus loin encore, je poursuis encore un cursus de méditation approfondie, pour enseignants,  de plusieurs années. Mais ceci ne nous concernera pas ici. J'intègre néanmoins certains points intéressants dans mes séances.


Emotions en paix, esprit en paix…………

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